André Bernier

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André Bernier

Après moi, le déluge… En fait, après moi, la guerre de 1939. Mais je n’ai jamais su en fait qu’il y avait une guerre. Je n’ai pas très bien su aussi qu’il y avait des filles. Mon pensionnat qui a duré 10 ans (plus que la guerre) m’a juste parlé de Marie. Les autres, je ne les ai jamais ni connues ni vues. J’ai fait partie d’une communauté, mais il n’y avait rien de commun avec moi et les autres. Je vivais dans mes livres. C’est ainsi qu’un bon jour j’ai mis le pied et le bras à l’université, où on m’a vite appris que je ne savais rien.

Et c’est comme ça que je suis entré à la revue Appoint, malgré que je n’étais pas tellement à point. J’ai marché sur une corde molle, en tant que rédacteur en chef, pendant 26 ans. Ça m’a gardé jeune, mais pas trop. Le mur de Trump, c’est deux fois rien. Je franchirai bientôt le mur de mes 80 ans. Et je suis consterné d’avoir perdu 20 ans à dormir.

André Bernier

 

2017-10-11T19:49:15+00:00